La parcelle se lit comme un équilibre entre bâti et paysage. Les constructions s’adossent à une trame claire et laissent respirer une grande partie “verte”, pensée comme un jardin d’agrément. Une rue intérieure traverse le site du nord au sud et organise l’ensemble. Elle accompagne les cheminements doux, relie les logements, les garages et les connexions avec l’environnement immédiat, tout en composant un espace commun à la fois minéral et végétal.
Les 32 logements se déclinent en trois écritures complémentaires. D’abord, un bâtiment réhabilité, conservé pour sa qualité architecturale, qui accueille naturellement des duplex traversants, ouverts au sud. Sa silhouette est tenue par une toiture continue, ponctuée de passages qui ouvrent des respirations et des traversées. Ensuite, un second volume neuf reprend cette logique et s’inscrit dans un alignement cohérent avec les constructions voisines. Il prolonge le langage du site sans imitation, avec des logements également en duplex, traversants, et une relation directe à la rue intérieure, vécue comme une extension des jardins. Enfin, des pavillons de plain-pied, groupés par deux ou trois, complètent l’ensemble avec une échelle plus domestique. Les box de stationnement s’adossent au mur en pierre, ce qui permet de les intégrer discrètement et de garder une lecture unifiée des façades.
L’écriture matérielle reste volontairement sobre et ancrée. La pierre et le bois structurent la réhabilitation, tandis que les constructions neuves adoptent une maçonnerie traditionnelle enduite dans une gamme allant du beige au brun, en résonance avec la pierre locale. Les toitures en tuiles plates brun foncé et les menuiseries gris foncé complètent cette palette, pour un ensemble calme, homogène et durable.
Au sud, le paysage prend le relais. Un espace arboré, complété par une noue d’infiltration paysagée, prolonge le site vers l’horizon et offre un fond vert généreux aux logements, dans une ambiance lumineuse, ouverte et apaisée.